Samedi 13 mars 2010
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Un nombre relativement important d'élèves entre en 6
ème sans maîtriser les fondamentaux (lecture, écriture,
modes opératoires) nécessaires aux apprentissages du collège.
Quelques heures de soutien, dispensées par des enseignants qui n'ont pas été formés à l'enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.
D'autres élèves n'ont que peu d'intérêt pour l'enseignement général, seul dispensé au collège.
Résultat,
nécessaires aux apprentissages du collège. Quelques heures de soutien,
dispensées par des enseignants qui n'ont pas été formés à l'enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.
D'autres élèves n'ont que peu d'intérêt pour l'enseignement général, seul dispensé au collège.
Résultat,
nécessaires aux apprentissages du collège. Quelques heures de soutien,
dispensées par des enseignants qui n'ont pas été formés à l'enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.
D'autres élèves n'ont que peu d'intérêt pour l'enseignement général, seul dispensé au collège.
Résultat,
des élèves s'enfoncent dans l'échec scolaire, "décrochent", s'enferment dans la passivité ou trouvent un exutoire dans l'indiscipline,
l'agressivité ou la violence. Des élèves moyens ne peuvent pas progresser et se découragent.
Le collège unique a donc échoué. La majorité des élèves (pas seulement ceux en échec) et des enseignants en subissent quotidiennement
les conséquences.
LES RAISONS DE L'ÉCHEC
Conçu en 1975 par la loi "HABY", le "collège unique" devait prendre en
charge
tous les élèves d'une même classe d'âge, dans les mêmes établissements mais par une prise en charge diversifiée.
Cette nécessaire diversification fut ensuite rappelée dans la loi d'orientation de 1989.
Mais à l'inverse, cédant à
l'idéologie égalitariste de certains et par volonté d'économies budgétaires, les gouvernements successifs ont organisé la suppression systématique de toute modalité de
diversification.
Le "collège unique" s'est alors progressivement transformé en collège uniforme, rejeté par un nombre croissant d'élèves et
d'enseignants.
Depuis trente ans,
les problèmes les plus graves auxquels le collège est confronté ont été
soigneusement éludés. Les ministres se sont contentés de
distribuer quelques heures de soutien et de mettre en place une succession de dispositifs alibi, tout aussi inefficaces les uns que les autres.
DE GRAVES CONSÉQUENCES
L'accroissement de l'hétérogénéité du niveau des élèves en
seconde du lycée d'enseignement général et technologique
découle du report en lycée d'une partie de l'échec scolaire
des cycles antérieurs.
Le découragement s'installe chez de nombreux enseignants
qui n'ont pas choisi ce métier pour faire principalement de la discipline,
subir l'agressivité et parfois la violence de leurs élèves ou de leur famille, subir les pressions d'une administration parfois plus préoccupée par les statistiques à fournir aux médias que par
le niveau réel des élèves.
Pour le SNCL-FAEN, la question n'est plus de savoir s'il faut ou non le conserver mais de définir rapidement ce qu'il convient de
construire à la place.
CONSTRUIRE LE "COLLÈGE POUR TOUS"
Le SNCL-FAEN demande au ministre et au
gouvernement
le remplacement du "collège unique" par un "collège pour
tous" capable, par une prise en charge diversifiée,
de mener chaque élève au maximum de ses
possibilités.
Le "collège pour tous" serait élaboré autour de
cinq principes :
1. La prise en charge précoce et
intensive
des élèves en grande difficulté, dès la classe de 6e et tout au long de la
scolarité au collège, dans des groupes à effectifs réduits.
2.
La constitution d'équipes pluriprofessionnelles auxquelles les enseignants puissent se référer pour rechercher l'origine des difficultés des
élèves et susceptibles d'intervenir dans la prise en charge de ces difficultés.
3. La présentation des différentes voies de formation et des
métiers,
4.
5. L'instauration d'un véritable "droit à
l'essai"
permettant la découverte professionnelle, en lycée professionnel (doté des
installations adaptées et des personnels formés) dès la classe de 4e , pour des élèves volontaires qui conservent le statut de collégien (et donc la possibilité de retourner en collège) jusqu'à
16 ans.
Vous trouverez
L'élaboration progressive d'une orientation constructive fondée sur la motivation et les compétences. dès la classe de 5e, afin que les élèves aient un aperçu des disciplines professionnelles qui
ne sont pas enseignées au collège.
l'analyse complète du SNCL-FAEN sur le collège unique et les 19 propositions que le syndicat formule pour
"construire le collège pour tous" sur le site Internet du SNCL www.sncl.org
rubrique "collège".
Vous pouvez également le demander par écrit au siège du syndicat.
Face à un collège déstabilisé et pédagogiquement déstructuré, le réalisme doit prévaloir sur les dogmes. Le temps n'est ni à la
restauration du collège d'avant 1975, ni aux déclarations d'intentions ou aux mesurettes mais bien aux décisions novatrices et courageuses.
Des élèves s'enfoncent dans l'échec scolaire. Pour certains les lacunes s'aggravent même pendant leur scolarité au collège.
Certains bons élèves s'ennuient, perdent leur temps, partent vers l'enseignement privé ou prennent l'habitude de moins
travailler.
L'orientation-sanction, s'effectue selon la conformité ou non à la norme dans les disciplines d'enseignement
général, seules enseignées au collège.