Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 16:16

La rentrée 2010 va tous nous confronter à des dossiers particulièrement brûlants :

 

·                   mise en place de la 1ère étape de la réforme des lycées,

·                   généralisation du conseil pédagogique,

·                   nouvelles obligations de service des stagiaires,

·                   orientation négatives du projet de budget 2011,

·                   lutte contre le développement des incivilités et des violences,

·                   et bien sûr la réforme des retraites.

 

Le SNCL-FAEN se donne pour mission d'informer les personnels, et plus particulièrement ses adhérents, de l'enjeu, de l'intérêt et des risques pour chacun de ces dossiers, ainsi que des principaux éléments de la réglementation administrative.

 

Pour ses adhérents, le SNCL dispose de plusieurs vecteurs d’information :

 

Ø    le bulletin national qui leur parvient dans les premiers jours de chaque mois,

Ø    les lettres télématiques hebdomadaires (SNCL-infos et FAEN-infos alternées) envoyées aux adhérents qui nous ont communiqué une adresse électronique, *

Ø    le site Internet du syndicat www.sncl.org et de la fédération www.faen.org

 

Chacun peut, en outre, à tout moment avoir besoin de conseils, d'un soutien ou d'être défendu.

 

C’est le rôle que s’assigne également le SNCL-FAEN, syndicat indépendant à la fois du pouvoir, des partis politiques et des différents groupes de pression. Un syndicat qui, ne fonctionnant que grâce aux cotisations de ses adhérents, n’a de comptes à rendre qu’à eux seuls.

 

L'individualisme ou l'isolement de certains collègues les fragiliserait tout particulièrement mais nous rendraient également tous plus vulnérables.

 

Dans le passé, vous avez sollicité les responsables de notre syndicat ou vous avez été adhérent(e) du SNCL-FAEN durant l’année scolaire 2008-2009.

 

Nous souhaitons qu'à votre tour vous exprimiez votre solidarité avec tous vos collègues.

 

Le soutien, moral et financier, que traduirait votre adhésion permettrait au SNCL-FAEN d’accentuer encore son action, de continuer à vous informer et à vous aider, à soutenir ceux qui en ont besoin.

 

Pour cela, il vous suffit de nous retourner la fiche d’adhésion ci-jointe soigneusement renseignée et accompagnée de votre règlement. Vous pouvez également régler votre cotisation en plusieurs fois. Pour cela, prenez contact avec nous.

 

L’adhésion au SNCL-FAEN vous assure une prise en compte prioritaire de vos dossiers individuels et une information rapide.

 

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 10:04

Un nombre relativement important d'élèves entre en 6

ème sans maîtriser les fondamentaux (lecture, écriture, modes opératoires) nécessaires aux apprentissages du collège. Quelques heures de soutien, dispensées par des enseignants qui n'ont pas été formés à l'enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.

D'autres élèves n'ont que peu d'intérêt pour l'enseignement général, seul dispensé au collège.

Résultat,

 

nécessaires aux apprentissages du collège. Quelques heures de soutien, dispensées par des enseignants qui n'ont pas été formés à l'enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.

D'autres élèves n'ont que peu d'intérêt pour l'enseignement général, seul dispensé au collège.

Résultat,

 

nécessaires aux apprentissages du collège. Quelques heures de soutien, dispensées par des enseignants qui n'ont pas été formés à l'enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.

D'autres élèves n'ont que peu d'intérêt pour l'enseignement général, seul dispensé au collège.

Résultat,

 

des élèves s'enfoncent dans l'échec scolaire, "décrochent", s'enferment dans la passivité ou trouvent un exutoire dans l'indiscipline, l'agressivité ou la violence. Des élèves moyens ne peuvent pas progresser et se découragent.

Le collège unique a donc échoué. La majorité des élèves (pas seulement ceux en échec) et des enseignants en subissent quotidiennement les conséquences.

LES RAISONS DE L'ÉCHEC

Conçu en 1975 par la loi "HABY", le "collège unique" devait prendre en charge

 

tous les élèves d'une même classe d'âge, dans les mêmes établissements mais par une prise en charge diversifiée.

Cette nécessaire diversification fut ensuite rappelée dans la loi d'orientation de 1989.

Mais à l'inverse, cédant à

 

l'idéologie égalitariste de certains et par volonté d'économies budgétaires, les gouvernements successifs ont organisé la suppression systématique de toute modalité de diversification.

Le "collège unique" s'est alors progressivement transformé en collège uniforme, rejeté par un nombre croissant d'élèves et d'enseignants.

Depuis trente ans,

 

les problèmes les plus graves auxquels le collège est confronté ont été soigneusement éludés. Les ministres se sont contentés de distribuer quelques heures de soutien et de mettre en place une succession de dispositifs alibi, tout aussi inefficaces les uns que les autres.

DE GRAVES CONSÉQUENCES

􀂾

 

L'accroissement de l'hétérogénéité du niveau des élèves en seconde du lycée d'enseignement général et technologique découle du report en lycée d'une partie de l'échec scolaire des cycles antérieurs.

􀂾

 

Le découragement s'installe chez de nombreux enseignants qui n'ont pas choisi ce métier pour faire principalement de la discipline, subir l'agressivité et parfois la violence de leurs élèves ou de leur famille, subir les pressions d'une administration parfois plus préoccupée par les statistiques à fournir aux médias que par le niveau réel des élèves.

Pour le SNCL-FAEN, la question n'est plus de savoir s'il faut ou non le conserver mais de définir rapidement ce qu'il convient de construire à la place.

CONSTRUIRE LE "COLLÈGE POUR TOUS"

Le SNCL-FAEN demande au ministre et au gouvernement

 

le remplacement du "collège unique" par un "collège pour tous" capable, par une prise en charge diversifiée, de mener chaque élève au maximum de ses possibilités.

Le "collège pour tous" serait élaboré autour de

 

cinq principes :

1. La prise en charge précoce et intensive

 

des élèves en grande difficulté, dès la classe de 6e et tout au long de la scolarité au collège, dans des groupes à effectifs réduits.

2.

 

La constitution d'équipes pluriprofessionnelles auxquelles les enseignants puissent se référer pour rechercher l'origine des difficultés des élèves et susceptibles d'intervenir dans la prise en charge de ces difficultés.

 

 

3. La présentation des différentes voies de formation et des métiers,

 

 

4.

 

 

5. L'instauration d'un véritable "droit à l'essai"

 

 

permettant la découverte professionnelle, en lycée professionnel (doté des installations adaptées et des personnels formés) dès la classe de 4e , pour des élèves volontaires qui conservent le statut de collégien (et donc la possibilité de retourner en collège) jusqu'à 16 ans.

Vous trouverez

 

L'élaboration progressive d'une orientation constructive fondée sur la motivation et les compétences. dès la classe de 5e, afin que les élèves aient un aperçu des disciplines professionnelles qui ne sont pas enseignées au collège.

l'analyse complète du SNCL-FAEN sur le collège unique et les 19 propositions que le syndicat formule pour "construire le collège pour tous" sur le site Internet du SNCL www.sncl.org rubrique "collège".

Vous pouvez également le demander par écrit au siège du syndicat.

Face à un collège déstabilisé et pédagogiquement déstructuré, le réalisme doit prévaloir sur les dogmes. Le temps n'est ni à la restauration du collège d'avant 1975, ni aux déclarations d'intentions ou aux mesurettes mais bien aux décisions novatrices et courageuses.

􀂾

 

Des élèves s'enfoncent dans l'échec scolaire. Pour certains les lacunes s'aggravent même pendant leur scolarité au collège.

􀂾

 

Certains bons élèves s'ennuient, perdent leur temps, partent vers l'enseignement privé ou prennent l'habitude de moins travailler.

􀂾

 

L'orientation-sanction, s'effectue selon la conformité ou non à la norme dans les disciplines d'enseignement général, seules enseignées au collège.

 

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 17:07

Alors que le collège accueille la quasi-totalité des élèves d'une classe d'âge à l'issue de l'école primaire, dans un contexte social et éducatif de plus en plus difficile, l'empilement de réformes successives n'est pas parvenu à réduire sensiblement l'échec scolaire.

 

Si les causes de ce constat sont diverses, la principale réside dans la suppression de la prise en charge véritablement diversifiée des élèves qui a transformé le collège unique en un collège uniforme.

 

Or, les élèves ont des personnalités très diverses, influencées par le contexte dans lequel ils vivent. Certains sont en situation de rejet complet du système éducatif et ce ne sont  pas les quelques mesures du socle commun qui sont susceptibles de les faire changer d'attitude et de leur permettre de combler les graves lacunes constatées.

 

Les deux principales mesures que nous préconisons consisteraient à créer des classes semi hétérogènes en 6e, le temps de combler les principales lacunes, et de classes de 4e découverte professionnelle 6 heures implantées en lycée professionnel pour les élèves volontaires qui y conserveraient le statut de collégien, jusqu'à l'âge de 16 ans, leur permettant de revenir dans une classe « ordinaire » de collège si la découverte des formations professionnelles ne correspond pas à leurs attentes.

 

Nous instaurerions alors un véritable "droit à l'essai" permettant aux élèves de vérifier "in situ" leur motivation réelle ou non pour les formations professionnelles tout en se ménageant une possibilité de retour.

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 12:06
images-copie-1

Le SNCL-FAEN vous souhaite de passer de très bonnes fëtes de fin d'année.
Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 20:31

« Ce rapport arrive au bon moment, à un moment où il est question de la difficulté des métiers, j'en veux pour preuve la palme d'or décernée l'an dernier au film 'Entre les murs' de Laurent Cantet et dans un contexte particulier de non-renouvellement des postes. La revalorisation pourrait en être la contrepartie », indique vendredi 30 octobre 2009 Dominique Le Mèner (UMP) en présentant à la presse son rapport pour avis centré sur « la revalorisation du métier d'enseignant ». Le document établi au nom de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale est le fruit de seize auditions menées par le député de la Sarthe auprès d'acteurs variés du monde éducatif.


« Luc Chatel a prêté une oreille attentive aux propositions », fait savoir le rapporteur. Le ministre de l'Éducation nationale s'est exprimé mardi 27 octobre à l'Assemblée nationale, indiquant que 198 millions d'euros seraient consacrés en 2010 à la revalorisation du métier enseignant.

La revalorisation peut permettre d'augmenter l'attractivité du métier mise à mal depuis plusieurs années, estime le député. « Le nombre de candidats présents aux concours externes et à la troisième voie pour l'agrégation et le Capes/Capeps a baissé respectivement de 33 % et 36 % entre 2005 et 2009 », indique-t-il.

Parmi la dizaine de mesures présentées dans le rapport, figure « l'incitation à améliorer la performance des enseignants en versant des rémunérations complémentaires à ceux dont l'action pédagogique est jugée exceptionnelle ». « Cette mesure mise en place avec succès dans 15 pays membres de l'OCDE ne convainc cependant pas les syndicats », reconnaît Dominique Le Mèner.

Interrogé sur la réforme de la formation des enseignants, le rapporteur estime que certaines de ses propositions répondent aux attentes des syndicats en la matière, citant « la prise en compte de l'affectation des néo-enseignants dans les zones difficiles » et « l'accompagnement des enseignants ».

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 20:24

Plusieurs professeurs de l’académie de Reims ont pu constater que certaines heures supplémentaires effectuées au cours de l’année scolaire 2008/2009 ne leur ont toujours pas été payées ; pour certains il ne s’agit que de quelques heures tandis que pour d’autres collègues (chargés de mission notamment) on compte près de 80 HSE non payées à ce jour ! A l’heure où de plus en plus d’enseignants sont amenés à faire des heures supplémentaires, il paraît inadmissible que l’Etat ne soit pas en mesure de payer ses fonctionnaires !

Que faire si vous êtes dans ce cas ? Tout d’abord, informez-en votre chef d’établissement : il a pu « oublier » de déclarer vos heures. Si la déclaration a été faite mais que votre fiche de paie ne fait rien apparaître, prenez contact avec votre DPE. On vous répondra peut-être que l’on n’a pas de traces de vos heures supplémentaires, c’est tout simplement parce que le rectorat n’est pas encore en mesure de vous verser les sommes dues ; et oui, les caisses de l’Etat sont vides ! Un conseil : attendez la paie de janvier 2010 et si vous ne voyez toujours rien poindre à l’horizon, n’hésitez pas à faire un courrier en recommandé à votre chef d’établissement et à menacer l’institution de régler le différend au tribunal administratif. Dans tous les cas, n’oubliez pas de faire valoir vos droits !

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 20:19

 

 

Alors que le « trou » dans le budget de l’Etat se creuse de plus en plus et que sont réalisés des coupes sombres dans les effectifs de l’éducation nationale, Le dispositif de lutte contre l'absentéisme lancé lundi 5 octobre dans trois lycées professionnels de l'académie de Créteil prévoyant de verser aux classes 10 000 euros en cas d'assiduité des élèves ne laisse pas de marbre le monde de l’éducation. Même certains pédagogues comme Philippe Meirieu s’opposent à cette mesure. Comment peut-on imaginer verser une somme d’argent aussi importante comme récompense à l’assiduité alors que la scolarisation d’un élève coûte déjà si chère à la société ? Pire : comment peut-on « monnayer » la présence d’un élève alors que sur d’autres continents, des milliers de jeunes rêvent d’aller à l’école ? Il est grand temps que nos jeunes saisissent la chance qu’est la possibilité d’être scolarisé.

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 15:05

Le principal d'un collège agressé par un parent d'élève « en désaccord sur un changement de classe »

Le principal du collège Le Mourion à Villeneuve lez Avignon, (Gard), François Proust, a été agressé vendredi 4 septembre 2009 par un parent d'élève « qui l'a frappé suite à un désaccord sur un changement de classe », indique un communiqué du rectorat le même jour. Le parent a été interpellé et placé en garde à vue. Le principal a fait l'objet d'une prise en charge médicale puis a repris son poste. Il devait participer à une réunion avec les parents d'élèves prévue un peu plus tard dans la journée.

 

Le recteur Christian Philip « condamne avec la plus grande vigueur cet acte inacceptable », indique le rectorat. Il a adressé un message de sympathie et de réconfort au chef d'établissement et a annoncé qu'il s'associera à sa plainte. L'Inspecteur d'académie s'est rendu sur place pour commencer l'enquête administrative et s'entretenir avec les personnels du collège qui devaient mener vendredi après-midi une réflexion sur cette agression « en signe de solidarité » avec le principal.

Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 14:58

Luc Chatel veut développer la politique de ressources humaines de l'Éducation nationale

« J'ai longtemps été directeur de ressources humaines, je découvre une maison qui ne fournit pas assez d'outils d'accompagnement à ses personnels », déclare le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel lundi 31 août 2009 lors de sa conférence de presse de rentrée. « Le système de formation doit être plus ouvert, doit proposer davantage de perspectives. Je comprends qu'à 45 ans, après 20 ans de carrière, un enseignant puisse avoir envie de faire quelque chose d'autre, il faut qu'il y ait plus de passerelles ». Interrogé sur les perspectives de revalorisation des enseignants, il estime que « la revalorisation n'est pas uniquement financière », mais repose également sur un accompagnement des carrières.

 

Évoquant la masterisation et la réforme du lycée, deux dossiers lancés par son prédécesseur, Luc Chatel a prévenu qu'il ne serait pas « le ministre du statu quo ». « Je ne serai pas le ministre des réformes gadgets, de la cosmétique. La cosmétique, j'ai déjà donné dans une autre vie », ajoute l'ancien DRH de L'Oréal. « Écouter, dialoguer ce n'est pas renoncer à l'action ». Interrogé par AEF sur les critiques du Snes-FSU qui le voit en ministre « communicant », Luc Chatel estime qu'il fait son devoir : « Faut-il communiquer quand on est ministre de l'Éducation nationale ? C'est mon devoir de communiquer sur les formidables initiatives, de valoriser les initiatives, il y a un travail formidable effectué sur le terrain, mon devoir c'est d'expliquer. Quant au reste, je demande à être jugé sur mes actes ».

Un peu plus de deux mois après sa prise de fonction, Luc Chatel a présenté ses trois prochains chantiers : la masterisation, la réforme du lycée et de l'orientation.

LYCÉE. Luc Chatel souhaite une réforme « ambitieuse » du lycée, pour limiter le décrochage, « mieux préparer à l'enseignement supérieur », et faire du lycée un véritable « lieu de vie ». Luc Chatel insiste également sur la nécessité de « revoir le système d'apprentissage des langues », « la faiblesse du système français ». Le cabinet du ministre travaille actuellement à une synthèse des différentes contributions des organisations de personnels, de parents, et de lycéens sur la future réforme. La première quinzaine de septembre sera consacrée à la consultation des organisations syndicales, avant la présentation des « grandes orientations » ministérielles fin septembre. Comme prévu, ajoute Luc Chatel, la réforme s'appliquera à la rentrée 2010.

ORIENTATION. Le ministre souhaite passer « d'une orientation subie à une orientation choisie » et évoque un « gros challenge en matière d'orientation ». Luc Chatel a « engagé des travaux avec les différents ministres concernés » par le sujet, et prendra en compte « la question de l'orientation dans le cadre de la formation des enseignants et de la masterisation ». Il rappelle enfin les différentes mesures prises par Xavier Darcos pour améliorer l'orientation : généralisation du parcours de découverte des métiers, mise en place d'un passeport orientation, généralisation des plates formes multimedia de l'Onisep et développement du service de géolocalisation des formations.

MASTERISATION. Quatre groupes de travail, organisés par niveau d'enseignement (premier degré, collège, lycée, enseignement professionnel) « vont se réunir à partir de cette semaine ». Ils « approfondiront » les sujets tels que « la place du concours », la « construction des maquettes » ou le « contenu de la période de stage » sur la base des préconisations formulées par les rapports « Filâtre » et « Marois ». En temps de crise, la réforme de la formation des enseignants est « un signal très fort ». Avec la masterisation, il n'est pas question d'instaurer « un système de recrutement au rabais », assure le ministre, interrogé sur la possibilité avancée par certains syndicats que les 100 000 candidats reçus au master mais pas au concours soient recrutés comme remplaçants. Au contraire, l'objectif de la réforme est de mettre fin au « gâchis qui existe aujourd'hui » en donnant des débouchés aux 184 000 candidats qui échouent aux concours « et n'ont rien ».

Dans le nouveau système de formation, les enseignants bénéficieront « au total de plus de périodes de stages » que « dans le système actuel ». Interrogé sur l'absence du mot
IUFM dans la récente circulaire sur l'organisation des stages, Luc Chatel estime qu'il n'est pas nécessaire de « répéter » le terme, dans la mesure où les instituts sont intégrés aux universités.

REMPLACEMENT. « En arrivant, j'ai trouvé sur mon bureau l'agence du remplacement à l'état de concept », assure Luc Chatel. « J'ai confié à Michel Dellacasagrande une mission d'expertise. Nous devons nous servir des expériences locales, à la suite de quoi nous examinerons un certain nombre de pistes d'amélioration »

CARTE SCOLAIRE. Interrogé sur le bilan de l'assouplissement de la carte scolaire, Luc Chatel affirme que son ministère a « introduit progressivement des dérogations ». Son entourage précise à AEF qu'aucun établissement « ghetto » n'a été fermé depuis la mise en oeuvre de la désectorisation à la rentrée 2007.

AIDE INDIVIDUALISÉE. Luc Chatel a par ailleurs demandé un bilan de l'aide individualisée aux inspections générales, bilan qu'il souhaite « rendre public ».

PRIVÉ. Interrogé sur les établissements où sont scolarisés ses enfants, Luc Chatel répond que cette question « ne regarde que [lui] et sa famille ».

BILAN

Enfin, Luc Chatel énumère les différentes réformes qui s'appliquent à cette rentrée :
- la généralisation du bac professionnel en trois ans
,
- la « montée en puissance » des dispositifs d'accompagnement pour les élèves pendant les vacances
,
- les deux heures d'aide personnalisée qui concernent un million d'élèves,
- la poursuite de l'accompagnement éducatif au collège et dans les écoles de l'éducation prioritaire, « un réel succès » selon le ministre,
- les nouveaux programmes de collège et l'enseignement de l'histoire des arts au collège et au lycée, évalué sous la forme d'une option au brevet 2010 puis obligatoire en 2011

- un effort dans la scolarisation des élèves handicapés : 10 000 élèves supplémentaires accueillis cette année, 200
UPI créées, et des emplois aidés consacrés à l'accompagnement des élèves handicapés pérennisés, « en collaboration avec les associations ».

Sans le détailler, le ministre évoque également la mise en place d'un « plan violence »
, et rappelle les mesures prises pour lutter contre une éventuelle pandémie de grippe A/H1N1.

Enfin le ministre se dit « confiant sur le bon déroulement de la rentrée ». « Il y aura sans doute comme chaque année la petite période d'ajustement qui suivra la rentrée », précise-t-il néanmoins.

12 millions d'élèves, 870 000 enseignants, et 170 000 personnels non enseignants font leur rentrée à partir du 1er septembre.

GRIPPE A. Luc Chatel indique qu' « aucune liste prioritaire de vaccination n'a pour l'instant était établie » par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et qu'il n'est donc « à ce stade pas prévu » de vacciner tous les enseignants prioritairement (AEF n°118821).

SUPPRESSIONS DE POSTES. Interrogé sur les budgets 2011 et 2012, le ministre explique que la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite vaudra également pour 2011 et 2012 : « Le président de la République ne m'a pas demandé de changer de politique en la matière. »

SÉCURITÉ DES EPLE. Revenant longuement sur le plan de sécurisation des EPLE, il en rappelle les trois volets (AEF n°115246) :
- la prévention : un « diagnostic » a été élaboré dans 184 établissements. « Ce sont les conseils d'administration de ces établissements qui vont désormais décider des mesures à prendre », explique le ministre, citant « la mise en place d'équipements nouveaux, des aménagements, des sas de sécurité et éventuellement des portiques de sécurité » ;
- la formation : une convention va être signée entre l'
Esen et l'Institut national des hautes études de sécurité pour la formation des chefs d'établissements. Par ailleurs, « tous les néotitulaires » vont être formés à la « tenue de classe ».
- l'intervention : 500 postes ont été créés pour former des équipes mobiles de sécurité. La première équipe sera installée « d'ici à fin septembre » à Créteil. Elle sera composée de 20 à 50 personnes et sera destinée à appuyer les chefs d'établissements qui en feront la demande.

RÔLE DE L'ÉCOLE. Luc Chatel attribue à l'école « trois missions » : « l'instruction, l'éducation et l'insertion professionnelle ». « J'ajoute que l'école doit être le lieu de l'accomplissement personnel. C'est le rôle des enseignants d'aller chercher chez chaque élève le talent caché. »

ORTHOGRAPHE. Enfin, le ministre ne se dit « pas favorable à une réforme de l'orthographe », estimant que « l'orthographe fait partie de notre culture commune ». « Il y a d'autres priorités », déclare-t-il.



Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 09:38


Non, ces professeurs n'ont pas eu de panne de réveil en ce 1er septembre, ils étaient bien manquants. Les conséquences des suppressions massives de postes cette année encore n'ont pas tardé à se faire ressentir. Dès la rentrée certaines classes n'auront pas cours de mathématiques, d'histoire-géographie,... car des postes sont inoccuppés.
La raison est assez simple, de nombreux postes de TZR ayant été supprimés, ceux-ci sont de plus en plus utilisés pour faire 14, 15 voire 16 heures à l'année dans un établissement les empêchant ainsi de remplacer ! Le ministère voulant travailler à flux tendu, on ne peut même plus trouver un contractuel en cette rentrée pour pallier à des postes non pourvus.
C'est ainsi que s'illustre la promesse de l'"encadrement constant" dans l'éducation nationale. Si vous avez des exemples de ce genre dans votre établissement, n'hésitez pas à ajouter un commentaire.
Par Denis JEANJACQUOT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés